«  Un très bon moment  » pour le Canada à Washington

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Bien qu’il n’y ait pas de règle rapide, le travail d’ambassadeur du Canada à Washington revient souvent à un ancien politicien ou à un Canadien de premier plan qui ne fait pas partie des rangs des diplomates de carrière.

Mais Kirsten Hillman, qui a pris le poste il y a un peu plus d’un an après avoir occupé le poste d’ambassadeur adjoint, est en grande partie du côté de la fonction publique d’Affaires mondiales Canada. Avocate qui a grandi dans le sud de Winnipeg et de Calgary, elle a tenu divers postes de haut niveau au sein du département.

Je lui ai parlé cette semaine des changements dans les relations entre le Canada et les États-Unis maintenant avec Joseph R. Biden en tant que président. Notre conversation a été modifiée pour plus de clarté et de longueur.

Depuis que Joseph R. Biden Jr. est devenu président des États-Unis, la rhétorique de la Maison Blanche sur le Canada a changé. Avez-vous constaté des changements similaires dans vos relations de travail avec l’administration?

La nouvelle administration donne vraiment la priorité à ses relations avec le Canada.

Nous avons donc vu, vous savez, que le premier appel du président à un dirigeant étranger était adressé au premier ministre. Le sien première réunion bilatérale détaillée, quoique virtuel, était avec le Premier ministre et certains membres de son cabinet. Je recevais moi-même des appels de cadres de haut niveau de la Maison Blanche, littéralement des heures après l’inauguration, comme deux heures après avoir pris la direction de l’administration.

Le Premier ministre et le président, ils se connaissent bien, ils ont une relation forte. Mais aussi très important, ils partagent de nombreux objectifs politiques cruciaux. C’est un très bon moment pour les relations canado-américaines.

La nouvelle administration de Washington a actuellement beaucoup de grandes priorités nationales, en particulier la reprise économique post-pandémique. At-il la bande passante nécessaire pour traiter des questions importantes pour le Canada?

Lors de la rencontre entre le président et le premier ministre, nous avons mis en place avec les Américains ce que nous appelons une feuille de route. Souvent, les déclarations au niveau des dirigeants sont assez ambitieuses. Ils sont «nous croyons vraiment en cela, et nous espérons aller dans cette direction» – ce genre de chose.

C’est très différent. C’est très orienté vers l’action. C’est « nous allons mettre en place ce groupe de personnes, et ils vont y parvenir. »

Le président et son Conseil national de sécurité reçoivent maintenant des mises à jour toutes les deux semaines sur ce que nous faisons pour faire progresser les quelque 30 objectifs que nous nous sommes fixés, et notre gouvernement fait de même.

Comment l’administration Biden et le nouveau Congrès vont-ils aborder le commerce? Seront-ils protectionnistes?

Cette administration a donné des signaux très clairs en ce qui concerne sa politique commerciale, et ces signaux sont qu’elle va aborder la politique commerciale comme un sa politique économique globale, qui est la reprise.

Il s’agit donc d’un plan pour l’emploi et ce n’est pas particulièrement différent de ce que fait le Canada, n’est-ce pas?

Ce qu’il est vraiment important de surveiller de près, c’est que lorsque ces politiques se traduisent en actions concrètes, elles atteignent ces objectifs et ne font pas involontairement ce pour quoi elles ne sont pas conçues.

Vous aimez acheter des provisions américaines?

Il y a une volonté claire aux États-Unis de utiliser les marchés publics pour soutenir les travailleurs et les emplois américains.

Nous savons par expérience que l’imposition de ces restrictions à la chaîne d’approvisionnement canado-américaine a l’effet inverse. Cela nuit en fait aux entreprises américaines et aux travailleurs américains.

La majorité du commerce au Canada n’est pas un produit fini ou une marchandise. Ce sont des biens intermédiaires qui entrent dans les produits finaux, soit qui se vendent entre eux, soit que nous vendons au monde.

Pour ce qui est de ce qui va être fait à l’avenir, nous devons nous assurer que nous, ici à l’ambassade – tout notre réseau américain, notre gouvernement fédéral et nos gouvernements provinciaux – adoptons une approche pancanadienne pour nous assurer que au fur et à mesure que les détails sont élaborés, nous apportons les faits à la table. Le stade auquel nous en sommes actuellement est de nous assurer que tout le monde comprend comment ces programmes peuvent avoir un impact sur les travailleurs américains et les emplois américains.

Maintenant que les vaccins sont en cours de déploiement, notamment aux États-Unis, une ouverture élargie de la frontière se profile-t-elle à l’horizon?

Il y a de bonnes nouvelles en ce qui concerne la vaccination des deux côtés de la frontière. Mais nous assistons également à une résurgence de variantes en ce moment. Et en Ontario, et ici aux États-Unis, il y a des endroits où il y a plus de transmission que jamais.

Nous évaluons donc constamment la situation. Espérons que nous pourrons avancer avec quelques réouvertures. Mais tout dépendra des faits sur le terrain.

Les Canadiens ont une longue liste de choses qu’ils aimeraient voir des États-Unis. Qu’est-ce que l’administration Biden veut voir du Canada?

Je pense que l’administration est très désireuse de s’assurer que nous amplifions nos efforts mutuels sur le front économique, ainsi que sur la santé, la sécurité humaine et évidemment l’environnement.

Mais je pense aussi que l’administration nous considère comme le partenaire clé sur la scène internationale. Vous savez, c’est une administration qui est très déterminée à reconstruire des alliances avec des pays partageant les mêmes idées.

Les deux pays conviennent que le gouvernement chinois a emprisonné deux Canadiens, Michael Spavor et Michael Kovrig, en représailles à l’arrestation par le Canada de Meng Wanzhou, un dirigeant chinois des télécommunications, à la demande du gouvernement américain. Comment cela a-t-il affecté nos relations avec le gouvernement américain?

Je crois que l’administration américaine comprend cela, mais je ne suis pas sûr que les Américains comprennent ceci: la détention arbitraire est au cœur de ses représailles, c’est une tactique d’intimidation. Il vise à faire pression sur le Canada pour qu’il renonce à ses engagements juridiques envers les États-Unis en vertu de notre traité d’extradition.

Est-ce que ça marche?

Plutôt que d’affaiblir le partenariat canado-américain, je pense que cette tactique de diplomatie en otage nous a rapprochés pour la défense des droits de la personne et la défense de la primauté du droit. Ces tactiques ne concernent pas seulement deux personnes. Il y a un objectif plus large en jeu qui exige que toutes les démocraties aux vues similaires se mobilisent.


Originaire de Windsor, en Ontario, Ian Austen a fait ses études à Toronto, vit à Ottawa et fait des reportages sur le Canada pour le New York Times depuis 16 ans. Suivez-le sur Twitter à @ianrausten.


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