Critiques de livres brièvement notées | Le new yorker

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Tout le monde, par Olivia Laing (Norton). Dans ce « livre sur la liberté », un romancier et critique présente une vaste exploration de sujets tels que la libération sexuelle, le féminisme, la maladie, l’incarcération, l’exil, les droits des homosexuels et des trans et la nature de la protestation. Tirant des corollaires toujours surprenants de l’histoire et de l’art, Laing saute de sujet en sujet. Elle revient à plusieurs reprises sur ses propres expériences (y compris en tant que personne non binaire) et sur la vie du psychanalyste radical Wilhelm Reich, dont la carrière a commencé par des travaux révolutionnaires sur l’autonomie corporelle et la politique sexuelle mais s’est terminée par le charlatanisme, l’isolement et une peine de prison. Bien que Laing ne puisse pas expliquer pleinement la « frontière étrange entre soi et le monde » qui la fascine, ses chemins de recherche sont captivants et éclairants.

Génies en guerre, par David A. Price (Knopf). Colossus, le premier ordinateur électronique numérique, a été développé par les services secrets britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale, pour déchiffrer les messages cryptés entre Hitler et ses généraux. Cette histoire place les réalisations célèbres de l’informaticien Alan Turing aux côtés des travaux de son mentor Max Newman et de Tommy Flowers, l’ingénieur qui a conçu la machine. Price décrit la complexité des codes produits par les machines à chiffrer allemandes et raconte le triomphe de Colossus dans l’obtention de renseignements militaires avant le débarquement de Normandie. Notant que Colossus a marqué le début de l’ère numérique, Price observe qu’il n’était pas le produit de forces impersonnelles mais de la réunion d’individus extraordinaires au sein d’une institution extraordinaire.

Animaux sales, par Brandon Taylor (Riverhead). Lorsqu’on lui a demandé d’expliquer une récente tentative de suicide, Lionel, le personnage principal de cette collection d’histoires liées, a déclaré : « Vous savez comment parfois un animal se mordille le bras pour se dégager s’il est suffisamment désespéré ? » Lionel, un étudiant diplômé noir queer, est entraîné dans une relation avec une danseuse bisexuelle et la petite amie de la danseuse. Ce récit est entrecoupé d’histoires d’autres personnages, dont la passivité menace de laisser place à la violence : une femme maltraitée gardant un enfant ; un homme rejeté par sa mère pour son homosexualité ; un adolescent pris dans une toile de cruauté occasionnelle, qui souhaite qu' »il puisse entrer dans une autre version de sa vie, une dans laquelle les choses n’ont pas tourné aussi horriblement mal ».

La grande erreur, par Jonathan Lee (Knopf). Ce roman historique est en partie une procédure construite autour du meurtre, en 1903, d’Andrew Haswell Green, une force derrière la création de Central Park et de la New York Public Library. Mais le véritable projet de Lee, comme il raconte la remarquable carrière de Green, est de tracer la formation de soi par « le concert de moments à peine connectés qui composent toute vie » : une première rencontre homosexuelle ; Le premier emploi de Green à New York, en tant que commis de magasin; son séjour à Trinidad à superviser les travailleurs de la canne à sucre ; son amitié avec Samuel Tilden, le futur gouverneur. Le résultat est un roman immersif, dont le protagoniste fluide et regrettable observe que « le passé était autant une œuvre d’imagination que l’avenir ».

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